Lot n° 170

1910-1911. 7 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES ET 12 CARTES POSTALES. – Paris, 12 juillet 1910. L.A.S. 1 p. in-12. Première lettre de Ferdinand Bac à Renée de Brimont, qui inaugure une longue amitié et une abondante correspondance qui se poursuivra jusqu'en 1943, à la mort de sa chère « Princesse amie ». La lettre accuse réception du recueil de poésies L'Essor qu'il vient de lire. – Nice, 14 janvier 1911. L.A.S., 4 pp. in-8. Madame est devenue « Madame ma Muse »........

Estimation : 300/400
Description
1910-1911. 7 Lettres Autographes Signées Et 12 Cartes Postales. - Paris, 12 juillet 1910. L.A.S. 1 p. in-12. Première lettre de Ferdinand Bac à Renée de Brimont, qui inaugure une longue amitié et une abondante correspondance qui se poursuivra jusqu’en 1943, à la mort de sa chère « Princesse amie ». La lettre accuse réception du recueil de poésies L’Essor qu’il vient de lire. - Nice, 14 janvier 1911. L.A.S., 4 pp. in-8. Madame est devenue « Madame ma Muse ». Belle lettre lyrique où Ferdinand Bac, sous le charme des vers de sa nouvelle amie, s’épanche et conclut ainsi : « Ainsi donc, Madame la Muse, où que vous soyez je vous verrai toujours courir par les bois sacrés avec vos sandales d’or... ». - Nice, Villa Orangini, 21 janv. 1911, anniversaire de la mort du Roi. L.A.S. 4 pp. in-8. Analyse graphologique de l’écriture de Renée de Brimont : « Tempérament : le contraire du soufflé norvégien qui est brûlant au dehors et glacé au dedans /.../. Produit extrêmement raffiné d’une race que les curiosités spirituelles sauvent des dés- enchantements universels... ». - Clermont/Oise, matin de la Pentecôte 1911. L.A.S., 4 pp. in-12. « Madame et chère sœur en graphologie, en Poésie et en toutes choses du domaine spirituel... ». F. B. accepte l’invitation à une réunion littéraire et grapho- logique et s’étend longuement sur sa situation présente. Il vient de quitter Nice, s’est réfugié dans « une sage maison de chanoine, à l’ombre d’un clocher qui montre encore sur sa face des biscaÿens, blessures reçues des lointains sièges. Tel est l’état de ma propre âme tandis que par la fenêtre ouverte entre la pressante sonorité de la Marie-Thérèse, cloche notoire et autoritaire », et il annonce sa prochaine installation à Versailles. - Versailles, 14 juin 11. L.A.S. 2 pp. in-12. Enveloppe. F. B. se décommande pour le rendez-vous pré-cité. - Versailles, 19 et 24 juin 1911. 2 C. P. du Trianon de Versailles. Le voyageur « sensible » est tout à la joie de leur prochain rendez-vous. - Versailles, 15 juillet 1911. C. P. « Très vénérée Divinité égyptienne ! Le sensible voyageur /.../ se transporte par la pensée au bord du gouffre de St Sauveur /.../ et il pense à Christomanos qui faillit se noyer pour avoir aperçu au fond de l’eau le Divin visage de son Impériale maîtresse spirituelle... ». - Versailles, 30 juillet 2011. C. P. F. B. se réjouit de passer le prochain dimanche en compagnie de son amie chez Madame de Pierrebourg. - Versailles, 18 sept. 11. C. P. F. B. annonce ses prochains voyages : Espagne, Amsterdam, Berlin et Postdam. « Je vais travailler à mes notes sur cette canaille de Frédéric II /.../ je serai rentré vers le 8 octobre et alors j’aurai peut-être le bonheur de voir tomber avec vous la pluie d’or et de cuivre de notre parc... ». - Versailles, 18 oct. 11. C. P. « Alors, c’est le monde renversé, Madame ! C’est moi qui suis appelé à la faveur de l’œuf à la coque et c’est vous qui viendrez seulement l’après-midi... ». - Versailles, 24 oct. 1911. L.A.S. sur 2 cartes postales. « Madame et chère confidente /.../ vous laissez sur votre passage un souvenir charmé, les empeintes de vos sandales d’or et les délicieusess vibrations de votre voix... ». - Versailles, 30 oct. 11. L.A.S., ornée d’une gravure allemande de silhouettes rapportée de Weimar [ « La famille de Stein fleurissant un monument à l’amitié : 1778 » ] et un distique de Corneille [ « Tel donne à pleine main qui n’oblige personne /.../ condamnation de l’Amérique, du bridge, etc. etc. » ]. - S. l., 30 oct. 1911. C. P. dédicacée à son ami du chapeau de Napoléon 1er après une visite aux Invalides, veille de Toussaint. - Versailles, 19 nov. 11. C. P. sybilline (allusion à des séances de spiritisme ? ) : « Le voyageur sensible... au froid s’apprête à aller rejoindre samedi sa lanterne de Diogène /.../ et il est désolé de ne pouvoir mettre la main ni sur l’épaule de Fabrice ni sur la... Pétard ! Cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas. Cela veut dire qu’ils gardent l’incognito. Car il ne faut jamais contrarier les esprits... ».
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