Lot n° 177

1917. 5 Lettres Autographes Signées. – Grasse, 17 fév. 1917. L.A.S. 2 pp. in-4. « Je fais quand je peux la navette entre Grasse et le Cannet pour surveiller.......

Estimation : 300/400
Description
- Grasse, 17 fév. 1917. L.A.S. 2 pp. in-4. « Je fais quand je peux la navette entre Grasse et le Cannet pour sur- veiller les travaux avec mes pauvres vieillards, si reconnaissants qu’on leur donne le pain quotidien et quelques réfugiés pochards /.../. Je poursuis avec une douce obstination une conception commencée il y a 3 ans 1/2 au milieu des plus grandes difficultés parce que j’accomplis là en pleine horreur des temps présents l’apostolat dés- intéressé d’une religion latine, perdue sur ce sol par le cosmopolitisme et la bocherie parvenue /.../. Je ne peux plus supporter, dans la gravité de l’heure, cette ambiance balnéaire, ces imbéciles outrecuidants, ces polichi- nelles de Casino, ces sottes poupées qui gémissent sur la privation de gâteaux et méditent sur les bottines à lacets pendant que gémit la Terre entière et que Mélancholia médite sur les ruines du monde civilisé... ». - Grasse, 21 mars 1917. L.A.S. sur un bristol r°v°. F. B. félicite son amie pour son étude sur les femmes anglaises. - Grasse, 6 mai 1917. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. félicite son amie pour ses poésies publiées dans le Mercure de France, puis donne de ses nouvelles, le chantier du Cannet et ses visites à Nice « pour une œuvre d’invalides du travail. J’ai beaucoup vu Maeterlinck... ». - Fleury, 15 août 1917. L.A.S. 2 pp. in-4. Lettre empreinte de mélancolie. Il évoque l’abbé Mugnier. « Il m’écrit qu’il part, heureux vagabond ecclésiastique de l’Idéal. Il oublie l’Avenir et espère au Passé. Quel délicieux paradoxe. », puis, dans la dernière partie de la lettre, le roman d’Anatole France Le lys rouge : « Fantôme des temps délicieux ! Je me suis reconnu à la fois dans Deschartes et dans le Franciscain Choulette, ce vagabond aux cache-nez rouges et au bâton noueux... ». - Versailles, s.d. [1917 ? ]. L.A.S. illustrée d’un DESSIN COLORIÉ. Il décline un rendez-vous et en post-scriptum : « L’Allemagne est toujours prussienne et unie. C’est à se flanquer la tête contre un mur ». Au verso le dessin en pleine page figure une caisse ouverte avec la mention Très fragile et Importation Wilson et Cie, d’où surgit la colombe de la paix.
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