Lot n° 176

1916. 8 Lettres Autographes Signées et 3 Cartes Postales. – Le Cannet, 3 janv. 16. L.A.S. 3 pp. in-12. Remerciements emplis de nostalgie à réception du nouveau calenddrier que vient de lui envoyer son ami. – Le Cannet, 18 fév. 1916. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. est plongé dans un travail sur les documents et notes prises à l'occasion de ses voyages en Prusse. « Le rôle de la Prusse est une chose dont on ne soupçonne même pas l'étendue. C'est le poison européen ». – Le Cannet, 25 mars 1916. C. P. « Les temps......

Estimation : 300/400
Description
- Le Cannet, 3 janv. 16. L.A.S. 3 pp. in-12. Remerciements emplis de nostalgie à réception du nouveau calend- drier que vient de lui envoyer son ami. - Le Cannet, 18 fév. 1916. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. est plongé dans un travail sur les documents et notes prises à l’occasion de ses voyages en Prusse. « Le rôle de la Prusse est une chose dont on ne soupçonne même pas l’étendue. C’est le poison européen ». - Le Cannet, 25 mars 1916. C. P. « Les temps sont terribles et sans fin /.../. Et je maudis ma mauvaise santé et me méprise un peu d’y songer au moment où le sang précieux coule à flots ». - Le Cannet, Samedi avant Pâques. L.A.S. 4 pp. in-8. Intéressante lettre politique. F. B. termine le Tome III de son livre Vieille Allemagne, consacré à l’histoire de la Prusse et de la société de Berlin : il développe pour son amie sa vision politique de l’Europe, essentiellement marquée par son refus de l’unité impériale d’une Allemagne dominée par la Prusse. Et il salue la clairvoyance des Anglais : « En France on ne pouvait rendre un plus grand service à la Prusse que de ne jamais parler que de l’Allemagne soudée éternellement. Les Anglais sont dans le vrai, ils sont infatigables à séparer cette nation comme si elle l’était déjà. Là est le salut et nulle part ailleurs /.../. Il faudra traiter un jour avec les Princes et ne plus reconnaître l’Empereur. Si les Alliés sont d’accord là-dessus, c’est une force immense. La Russie comme l’Angleterre l’accepteraient... ». La dernière partie de la lettre évoque une séance de spiritisme. - Versailles, 20 juin 16. L.A.S. 3 pp. in-12. « De quoi demain est fait ! On me ramène de Paris après un acci- dent stupide, les tempes ouvertes et les côtes labourées ! ». F. B. a fait une chute av. de la Grande Armée, mais maintient l’invitation à son amie. - Versailles, s.d. [juillet 1916]. L.A.S. 4 pp. in-12. Hortensius va mieux. - Versailles, 25 août 1916. L.A.S. sur 2 cartes postales. F. B. donne des nouvelles de sa santé et de sa vie à Versailles. Puis passe à la guerre et aux perspectives diplomatiques qui s’annoncent : « Il y a un vent de pul- vérisation autrichienne sur nous au grand profit des Prussiens qui sont enchantés de nous et parfaitement d’accord avec Mr Stephane Pichon, etc. L’avenir de la nouvelle Allemagne à laquelle on donnera la moitié de l’Autriche en récompense de son crime se dessine grandiose /.../. Les Anglais sont tout à fait hostiles à ces pro- jets /.../. Les Balkans sont et resteront un volcan ». - Versailles, 20 sept. 1916. C. P. F. B. s’inquiète du retour des pays basques de la Princesse amie. - Versailles, 15 oct. 1916. C. P. La Princesse amie est de retour à Paris mais doit repartir trop rapidement. Semaine mondaine très chargée pour Ferdinand Bac. - Paris [1916 ? ]. Billet A.S. 1 p. « Je compte sur vous pour demain de bonne heure ». - Paris, 23.XI.1916. Carte-lettre A.S. 1 p. « Je suis inquiet sans aucune nouvelle de vous ». Il part ce soir pour Cannes.
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