Lot n° 175

1915. 4 Lettres Autographes Signées et 4 Cartes Postales. – Cannes, 10 fev. 1915. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. dresse un sombre tableau de Cannes pendant la guerre : « Notre Midi est plus triste que Paris. Les hôpitaux innombrables installés dans presque tous les hôtels font qu'il n'y a plus d'hivernants. Il n'y a plus que des éclopés... »......

Estimation : 250/300
Description
- Cannes, 10 fev. 1915. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. dresse un sombre tableau de Cannes pendant la guerre : « Notre Midi est plus triste que Paris. Les hôpitaux innombrables installés dans presque tous les hôtels font qu’il n’y a plus d’hivernants. Il n’y a plus que des éclopés... ». Il annonce à son amie qu’il a repris son crayon. « Jadis voué à toutes les licences d’un temps de paix, je l’ai aiguisé comme un poignard et je combats avec lui faute de combattre avec la Rosalie... ! ». Il travaille à un album d’estampes destiné à être vendu au profit des Veuves et Orphelins de guerre. - Fleury par Perthes, 3 août 1915. C. P. Vue des jardins du château de Fleury-en-Bière. « Figurez-vous qu’il y a des Ingres, des Fragonard, des Léonard de Vinci dans les chambres d’amis !! Ce sont des salons du Louvre. Je suis stupéfait ». - Fleury, 11 août 1915. C. P. du Château de Courances. Il doit repartir à Versailles « déménagement chaos gachis horreur ! /.../. J’ai mangé mon pain blanc ». - Versailles, 27 sept. 1915. L.A.S. 3 pp. in-12, illustrées du dessin d’une lampe, pour sa bienfaitrice « qui répand sur le voyageur de si douces clartés pourpres... ». Elle lui a annonée l’envoi de linge. - Versailles, 2 oct. 1915. L.A.S. sur 2 cartes postales. Son amie lui a envoyé un service de vaisselle « qui fait cette fois craquer mes placards de joie et de fierté ! /.../. Quand j’aurai une cuisinière... aurai-je plus jamais une cuisinière /.../. Bientôt je monterai mes bûches moi-même et encore un temps et je ramasserai le bois mort dans le Parc de Versailles... ». - Versailles, s.d. (ca oct. 15). L.A.S. 1 p. Invitation à déjeuner « dans le salon lamartinien ou chateaubrian- desque de mon vieux logis qui n’a pas de salle à manger naturellement, car je vis d’esprit et de tartines faute de cuisinière... ». - Cannes, 28 nov. 15. C. P. « ... Je vais remonter dans mon inconfort à la fin du mois avec mes bergers et retrouver ma cellule et ma lanterne où vous dansez toujours le ballet persan ! ». - Versailles, 1 sept. 1915. C. P. annotée. F. B. invite son « Cher guerrier grec » à visiter les petits cabinets où il loge à Versailles : « « Marie-Antoinette venait à chaque fête pour assister au Ie étage aux processions de St Louis avec ses amies et quelques jolis Suédois, Anglais ou Moscovites... ».
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