Lot n° 184

1924. 8 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES. – Menton, Les Colombières, 26 mai 1924. L.A.S. 3 pp. in-8. « ... énormément de travail [aux Colombières] alternant avec des invasions de visiteurs !.....

Estimation : 300/400
Description
- Menton, Les Colombières, 26 mai 1924. L.A.S. 3 pp. in-8. « ... énormément de travail [aux Colombières] alternant avec des invasions de visiteurs ! Comme tout était encore ouvert à tous les vents, les caravanes d’Anglais entraient comme chez eux et il aurait fallu un service d’ordre spécial pour les empêcher de s’installer /.../. Mes nerfs sont usés par le travail exagéré des dernières dix années où j’ai mené de front 4 métiers à la fois ! ». - Compiègne, 2 juillet 1924. 4 pp. in-8 sur papier en-tête illustré d’une vignette. Eloge du recueil de poésie de Renée de Brimont, Psyché : « Ce qui est merveilleux chez vous c’est la perfection toujours plus grande de la forme avec une ingéniosité dans l’image, une suite de sortilèges antiques et de nostalgies modernes... ». - Compiègne, 9 sept. 1924. L.A.S. 2 pp. in-8 sur papier en-tête illustré. Invitation : « Voudriez-vous passer la journée et entendre cette musique de chambre avec laquelle je fais mes décors et mes architectures sensi- bles ? ». - Compiègne [15/9/24]. 3 pp. in-8. « Je bénis le ciel d’être ici, soigné avec dévouement, car à mesure que la vieillesse approche, la situation d’un poëte et d’un philosophe devient de plus en plus précaire et ils sont nés « pensionnés du Roy ! ». Il n’y a plus de Roy, que dieu leur fasse au moins trouver la pension ! ». - Nice, Collinettes, 9 nov. 1924. L.A.S. 4 pp. in-12. Belle lettre. F. B. a dû quitter Paris précipitamment pour s’occuper du chantier de Menton « où une tour en construction était tombée par la véhémence des eaux d’un ravin gonflé en torrent ». Il évoque sa prochaine expulsion, « honorifique en somme pour les poètes, [elle] arrivera dans un avenir plus ou moins rapproché et on fera un désert de nos vergers italiens, on coupera les oliviers, on élèvera d’autres palaces pour l’innombrable mufle tcheco-nègre qui s’abat sur cette côte /.../. Mais n’est-ce pas une chose magnifique au fond que ce paradoxe de ma vie qui me fait surgir de terre des châteaux en Espagne, des Alcazars, des fabriques dans des parcs, des belvédères, des pavillons, des kiosques môres, et qui, avec tant de domiciles illusoires, précaires et consentis, aura tout de même vécu dans un rayon de soleil sans avoir le rassurant sentiment de posséder quoique ce soit à lui... ». - Menton, Les Colombières, nov. 24. L.A.S. 2 pp. in-8, en-tête illustré d’un DESSIN ORIGINAL colorié (œillet et parapluie). Invitation à déjeuner aux Colombières avec ses amis. « Les Possédants et les Possédés se trouve- ront réunis avec monsieur le Curé, celui qui ferma les yeux à l’âme ténébreuse de Robert de Montesquiou... ». - Menton, Clinique St Georges, 5 déc. 1924. L.A.S. 3 pp. in-12. F. B. a eu un accident : « la colonne verté- brale, le bassin ont été touchés, et c’est le siège de douleurs si cruelles que parfois je succombe /.../. J’ai été frappé au plus beau et au plus fertile des jours, au milieu de l’achèvement de tout ce que j’avais conçu pour la gloire de la Méditerranée... ». - Menton, Les Colombières, 27 déc. 1924. L.A.S. 2 pp. in-8 au verso d’une page imprimée de son livre Les Jardins enchantés. « Le magicien disloqué va pourtant un peu mieux ».
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