Lot n° 190

1929. 9 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES. – Les Colombières, 10 janvier 1929. L.A.S. 3 pp. in-4. LONGUE ET INTÉRESSANTE LETTRE consacrée à son livre sur Schubert, où il explique comment il a utilisé les souvenirs de sa mère Sabina Ludovica de Stetten, fille du baron de Stetten, pour reconstituer l'atmosphère........

Estimation : 300/400
Description
- Les Colombières, 10 janvier 1929. L.A.S. 3 pp. in-4. LONGUE ET INTÉRESSANTE LETTRE consacrée à son livre sur Schubert, où il explique comment il a utilisé les souvenirs de sa mère Sabina Ludovica de Stetten, fille du baron de Stetten, pour reconstituer l’atmosphère exacte et l’ambiance dans laquelle il vivait : « Naturellement il n’a jamais été question de faire de Schubert un personnage principal et romancé /.../. Il était impossible de faire la même chose de ce pauvre Schubert qui n’a eu aucune aventure, nul amour véritable et qui est mort à 31 ans ! ». Il revient également à son livre sur la princesse Mathilde : « J’ai aussi supprimé tout ce qui pouvait être désagréable personnellement au Prince Louis et tout ce que notre tante avait dit de lui. Elle les appelait souvent des foutriquets, Victor et Louis... ». - Les Colombières, 7 fév. 1929. L.A.S. 2 pp. in-8. F. B. a fait la tournée des hôtels de Menton pour son amie. Sa santé est par ailleurs très fragile et il n’arrive pas à louer sa maison Bethsaïda. - Les Colombières, 3 avril 1929. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. raconte à son amie l’inauguration au musée de Nice, d’une salle consacrée à ses jardins : « Harangues, fleurs, discours, poèmes, hommages rimés, un laurier planté aux Colombières en l’honneur de votre indigne serviteur, tout cela a suivi, avec des caravanes de vierges réci- tant des vers, je me suis cru le président de la République mais je ne suis que le sous-préfet de la Bethsaïda ! (placement désastreux) /.../. Madame de Beauchamp /.../ m’a dit que l’argent était la seule satisfaction réelle de la vie /.../ je me suis demandé pourquoi Dieu m’avait si complètement privé de ce sens... ». La fin de la lettre évoque un dialogue entre Chateaubriand et Rachel. - Paris, 27 mai 1929. L.A.S. 1 p. in-8. Rendez-vous manqué. « Paris est un beau monstre qui engloutit les sons des voix amies... ». - Compiègne, 29 juin 1929. L.A.S. sur 2 cartes postales. F. B. propose un rendez-vous à Compiègne. - Versailles, 2 juillet 1929. L.A.S. 4 pp. in-12. F. B. a entrepris la rédaction de ses mémoires, il évoque la guerre et le traité de Versailles : « Les traités sont des sorties de tunnels. La vie des peuples est ainsi comme la route de Vintimille à Gênes, une succession de passages du blanc au noir et du noir au blanc. Après la signature j’ai trouvé devant la chaise de Clemenceau une bouteille de St Galmier et deux verres à moitié vides. Au-dessus de son siège on lisait : « Le Roy reigne sur lui-même ». » - Compiègne, 17 juillet 1929. L.A.S. 4 pp. in-4, en-tête illustré. F. B. se plaint de « l’agressivité verbale de certaines personnes arrivées tard dans les milieux de l’intellectualité /.../. Elles semblent avoir tout découvert avant vous et pénètrent dans le monde derrière un grand homme comme derrière un bouclier pour ensuite mieux crier, ergoter, snober. Elles vous font connaître des gens qui sont vos amis depuis quarante ans et vous répètent le mot que vous avez dit la semaine dernière... ». F. B. évoque également son travail sur Winckelmann « le père de l’archéologie ». - Les Colombières, 1 nov. 1929. L.A.S. 2 pp. in-4, papier illustré. Il n’a pas reçu depuis l’été des nouvelles de son amie. « A présent me voici de nouveau /.../ en plein travail. C’est le divin narcotique contre les vulgarités du dehors... ». - Les Colombières, 29 déc. 1929. L.A.S. sur 3 cartes postales (vues des Colombières). F. B. se plaint de ver- tiges, liés à sa chute d’il y a cinq ans. « M. Poincaré est installé dans la petite chambre du rez-de-chaussée. Je ne l’ai pas encore vu. Une armée de photographes, de reporters locaux, de police spéciale ont assiégé la mai- son /.../. Il y a du tragi-comique dans cette hospitalité ».
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