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Le manuscrit franciscain retrouvé, coulisses d’une enquête… par Xavier Mauduit

HISTOIRE D’UN MANUSCRIT RETROUVE

Quel est cet étrange manuscrit de petite taille, celle d’un livre de poche, récemment acheté par la Bibliothèque nationale de France ? Qui l’a écrit, d’où vient-il, que contient-il ? C’est l’occasion d’une formidable enquête actuelle et médiévale. Il est certain que ce manuscrit n’est pas le second tome de la Poétique d’Aristote, le livre que cherche frère Guillaume de Baskerville, un moine franciscain, dans « Le Nom de la rose », le roman d’Umberto Eco. Pour son enquête, frère Guillaume n’est accompagné que de son disciple, le jeune Adso. Là, c’est tout une équipe de chercheurs et de chercheuses mobilisée : historiens, historiennes, experts en paléographie, en physique, chimie, biologie et bien sûr théologie. Il y a sans doute moins de crimes et de tension sexuelle à la Bibliothèque nationale que dans « Le Nom de la rose » (quoique…). Dans les deux cas, l’enquête est palpitante, riche de suspens et de rebondissements. Xavier Mauduit

Minuscule livre de poche (12 x 8 cm), le manuscrit mis en vente en 2014 par une galerie parisienne, fruste, usé, dépenaillé et à peine déchiffrable, a pourtant suscité un extraordinaire engouement international et d’intenses investigations scientifiques. Ce libricino qu’un frère itinérant, disciple de François d’Assise, glissait dans sa besace voici huit cents ans fut, en quelques mois, acquis par la Bibliothèque nationale de France, numérisé et MIS EN LIGNE SUR GALLICA pour être offert à l’expertise internationale.

Livres d’heures du début XVIe siècle 

Livres d’heures du début XVIe siècle : Heures à l’usage de Rome 1502 « Édition post-incunable », Imprimé sur vélin à Paris, Thielman Kerver ; Heures à l’usage de Rome Imprimé sur vélin Paris, Nicolas Higman pour Simon Vostre, s.d. [1512]. Heures à l’usage de Rome Imprimé sur vélin S.l.n.d. [au colophon] : Paris, Gilles Hardouyn pour Germain Hardouyn, 9 août 1514. Précieux exemplaire sur vélin enluminé à l’époque. Il est décoré de 46 gravures sur bois soigneusement mises en couleurs et rehaussées d’or. Heures a l’usaige de Rome Exemplaire sur vélin, réglé et rubriqué tout au long sans requerir […]. — S.l.n.d. [au colophon] : Paris, Gillet Hardouyn, s.d. [1515]. Horae in laudem beatissimae virginis Mariae, ad usum Romanum. — Paris, Simon de Colines, 1543. L’un des chefs-d’œuvre du livre illustré français de la Renaissance. Première édition au format In-quarto de ce très beau livre d’heures imprimé par Simon de Colines.

GIQUELLO & ASSOCIES. BEAUX LIVRES ANCIENS ET RELIURES ARMOIRIEES – GRANDES PROVENANCES – ALAMANACHS ROYAUX – LIVRES D’HEURES – MANUSCRITS. VENDREDI 01 DECEMBRE 2023. 

MANUSCRITS RARES – COLLECTION D’UN GRAND AMATEUR – HEURES DITES DE BUREAU (HEURES ANCIENNEMENT DITES « DE COMMYNES ») Livre d’heures (à l’usage de Paris) Enluminures attribuables à Jean Colombe (actif à Bourges, c. 1463-1493) et ses collaborateurs.

Adjudication : 1.360 000 € (Un million trois cent soixante mille euros)

AUCTIONART – REMY LE FUR & Associés – MANUSCRITS RARES – COLLECTION D’UN GRAND AMATEUR – DEUXIEME PARTIE. MARDI 14 NOVEMBRE 2023 à 15h30.

Livre d’heures (à l’usage de Paris) En latin et en français, manuscrit enluminé sur parchemin France, Bourges (et/ou Vallée de la Loire si l’on admet l’itinérance de Jean Colombe), vers 1468-1470 et 1470-1475 Avec 23 initiales historiées, 24 petites miniatures au calendrier, 374 enluminures marginales latérales et 37 grandes miniatures à pleine page (dont une à trois quarts de page). Enluminures attribuables à Jean Colombe (actif à Bourges, c. 1463-1493) et ses collaborateurs.

« Ce que j’aime particulièrement avec les livres ou les manuscrits anciens c’est leur rapport avec l’intime, ce qui a été lu ou écrit, possédé ou aimé. Le livre, objet de passion, peut aussi devenir un véritable objet d’art à part entière lorsque l’écrit est sublimé par l’illustration ou la reliure. » — Sophie Perrine

La maison Aguttes a été choisie en 2017 pour orchestrer les ventes de la formidable et immense collection de livres et manuscrits réunie par Aristophil. Au bout de cinq années, le montant total des ventes s’élève à plus de 108 millions d’euros avec 335 préemptions, de nombreux records, trois lots classés Trésor national et une suite de catalogues qui marquera l’histoire de la profession.

Notre maison a ainsi renforcé sa position sur ce marché et enrichi son fichier de collectionneurs dans le monde entier.

Forts de cette expérience, nous sommes à même de pouvoir cibler notre clientèle pour un livre d’heures du XIIIe siècle, un atlas du XVIIe siècle, une édition originale de Marcel Proust, un livre illustré par Pablo Picasso mais aussi un manuscrit musical de Stravinsky ou encore une lettre de Charles Baudelaire.

L’enchère la plus élevée demeure celle de la théorie de la relativité d’Albert Einstein et Michele Besso : 11,7 millions d’euros en 2021.

RENNES ENCHERES. Carole JEZEQUEL. AR SEIZ BREUR 1923-2023 : LE CENTENAIRE. EXTRAIT DE LA VENTE DU JEUDI 13 JUILLET 2023 à 14h00.

La célébration du centenaire de la naissance du mouvement artistique Ar Seiz Breur m’a ainsi permis, avec Tangui Le Lonquer, spécialiste reconnu de ce mouvement, de créer un partenariat innovant avec les maisons de vente Thierry-Lannon & Associés à Brest et Lorient ainsi que Salorges Enchères à Nantes et la Baule. Ce partenariat est la preuve vivante de notre ambition partagée d’être des acteurs culturels passeurs de mémoire et d’âme en Bretagne.

L’odeur des livres anciens bientôt inscrite au Patrimoine Culturel et Immatériel de l’Unesco ?

Une étude scientifique démontre l’importance de préservation et de reconnaissance de l’odeur des livres anciens. Les auteurs de l’étude souhaiteraient inscrire ce type d’odeur au Patrimoine Culturel et Immatériel de l’UNESCO. Peut-être en avez-vous déjà fait l’expérience de tourner les pages d’un livre pour sentir son odeur et être transporté dans un souvenir de lecture au coin du feu durant votre enfance où à la bibliothèque de votre quartier ? L’odeur des livres est pour beaucoup une sorte de « Madeleine de Proust » qui renvoie directement à un souvenir vécu grâce à un livre, c’est la raison pour laquelle certains se battent pour sa conservation.