Lot n° 192

1937. 3 Lettres Autographes Signées, 2 Cartes Postales et 1 Photogra-Phie Originale (Ferdinand Bac place Saint-Marc).

Estimation : 300/400
Description
- Compiègne, 17 juin 37. L.A.S. F. B. accuse réception d’une invitation de son amie pour une « sublime ren- contre spirituelle, harmonieuse et pourtant matérielle ! Je suis arrivé ici en mauvais état /.../. J’ai senti mes 78 ans très douloureusement, malgré mes apparences qui sont plutôt une politesse et un courage qu’une santé... ». - Tenda (Cuneo), 21 juillet 1937. L.A.S. F. B. voyage en Italie et donne ses impressions sur Mussolini : « Mes entretiens avec Mussolini (2e audience) demanderaient un long papier... Ce qu’il m’a dit était tout à fait imprévu, insoupçonnable. Mais je dois cela au fait que je ne représente ni la politique, ni la diplomatie, ni la presse /.../. J’ai eu aussi un entretien avec l’ambassadeur du Reich auprès du pape qui habite la Villa Bonaparte. Il venait d’avoir une longue conversation sur la situation générale avec lui /.../. La vieille noblesse, paresseuse, négligeante est consommée. Tous leurs palais sont grignottés. La Princesse Borghèse habite 4 pièces dans son immense palais. Le reste est loué. Ce qui m’a frappé c’est la dignité morale, la sincérité de Mussolini. Qui ne l’a pas entendu ne peut se faire une idée de ce torrent ». - Pallanza, 21 août 1937. C. P. Ferdinand Bac détaille pour son amie le programme de ses pérégrinations ita- liennes. - Bordighera, 6 oct. 1937. L.A.S. sur 3 cartes postales. Ferdinand Bac est à Venise, allité et très mal en point. Il apprécie néanmoins Venise et la société vénitienne, se trouvant là « comme à un carrefour européen, dans l’exaltation d’un grand passé par un présent inquiet et frénétique à la fois ». Il joint une photographie le repré- sentant devant Saint Marc, au milieu d’une nuée de touristes et de pigeons, annotée ainsi au dos : « Il y a 54 ans, exactement à la même place, j’ai donné à manger aux pigeons de St Marc à côté de Ruskin /.../. C’est l’époque où Richard Wagner, Cabanel et Don Carlos étaient mes voisins ». - Bordighera, 12 oct. 1937. C. P. Commentaire brillant et élogieux du dernier recueil de son amie qu’il vient de recevoir, Corbeille pleine d’étoiles.
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