Lot n° 193

1939. 1 LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE + 1 coupure de presse. 26 nov. 1939. 3 pp. Ferdinand Bac, bloqué à Compiègne par la guerre, confie ses impressions sur la situation à son amie, « Je me suis fait une vie d'assiégé dans la Tour... ».....

Estimation : 100/150
Description
26 nov. 1939. 3 pp. Ferdinand Bac, bloqué à Compiègne par la guerre, confie ses impressions sur la situation à son amie, « Je me suis fait une vie d’assiégé dans la Tour... ». « Je pense souvent à nos journées du début de la guerre 1914 /.../. C’est toujours la même guerre depuis 1870 sous des formes de plus en plus variées et inattendues. Quand on a le courage de penser par soi-même, au lieu de se fier pour cette besogne à cet indus- triel des manchettes qui pense pour vous, on est frappé d’une foule de choses effarantes et déconcertantes /.../. Héritiers toujours étonnés, de conditions sans remède et sans issue, nous trottons vers l’avenir incertain sur de nouvelles illusions. J’ai pris le parti de travailler douze heures par jour avec une frivolité d’avant-guerre qui s’imagine qu’il faut fournir l’Arche de Noë de l’avenir des produits de notre esprit afin de montrer aux générations, sauvées des Maginot et des Siegfried, quels lapins nous étions, nous autres du Second Empire et de 1859... ». Joint un article de presse du 21 nov. 1939, signé Léon Baiby, rendant compte d’une lettre de Ferdinand Bac, Français par son père et Allemand par sa mère, stigmatisant l’usurpation des Allemagnes par la Prusse.
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