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Lun
30
Oct

ALDE Maison de ventes spécialisée livres et autographes. Correspondance Élie Faure. Manuscrits et autographes. Documents. Lundi 30 octobre 2017 à 14h30 Hôtel Ambassador 16 boulevard Haussmann 75009

RÉSULTATS DE LA VENTE
Correspondance Élie Faure. Manuscrits et autographes. Documents. Personnalité majeure du monde des arts et des lettres, Élie Faure (1873-1937) se présentait comme un autodidacte. Récusant l’art officiel, l’académisme et autres ismes, il compose une magistrale Histoire de l’art, traduite en cinq langues. Pourtant, sa réputation de Prince des critiques lui pèse. Il fuit les commissions et les « chers maîtres », se liant d’estime et d’amitié avec Nadar, Carrière, Bourdelle, Signac, Jourdain, puis Matisse, Derain, Picasso, Bonnard, Marquet, Van Dongen, Renoir toujours, enfin Soutine et Rivera – aînés ou cadets qu’il protège de sa plume. Passionné de géopolitique et de progrès social, l’écrivain échange encore avec Louise Hervieu, Anna de Noailles, Charles-Louis Philippe, Georges Duhamel, René Schwob, Jean-Richard Bloch et notamment Louis-Ferdinand Céline, son confrère médecin. Plus de cinq cents lettres inédites d’artistes, cartes postales, invitations, remerciements, illustrations, témoignent de l’empathie et de la familiarité qui l’entourent, tandis que les épîtres discursives des auteurs introduisent au débat d’idées. Dans un registre intime ou professionnel, la correspondance du Dr. Faure tisse un réseau d’enjeux intellectuels et d’affinités esthétiques, décisif pour la connaissance du premier XXe siècle.

LIEU et date de la vente : Hôtel Ambassador, Salon Mogador, 16 boulevard Haussmann 75009 Paris. Lundi 30 octobre 2017 à 14h30.

Exposition à la librairie Giraud-Badin 22, rue Guynemer 75006 Paris Tél. +33 (0) 1 45 48 30 58 - du lundi 23 octobre au samedi 28 octobre tous les jours de 9 h à 13 h et de 14 h à 18 h (jusqu’à 16 h uniquement le samedi 28 octobre)

Exposition publique à l’Hôtel Ambassador Le lundi 30 octobre de 10 h à 12 h. Tél. pendant l’exposition publique et la vente : +33 (0) 1 44 83 40 40

Experts : Alain Nicolas. Expert près la Cour d’Appel de Paris. Librairie Les Neuf Muses. 41 quai des Grands Augustins 75006 Paris. Tél. 33 (0) 1 43 26 38 71 - E-Mail : neufmuses@orange.fr - Et Pierre Gheno (Archiviste Paléographe)

Commissaire-Priseur :
ALDE - Maison de vente Spécialisée.
Livres & Autographes.
1, rue de Fleurus - PARIS 75006
Tel: +33 (0)1 45 49 09 24
Fax: +33 (0)1 45 49 09 30
http://www.alde.fr/
Email : contact@alde.fr
Expert :
NICOLAS Alain
Expert près la Cour d'Appel de Paris
Librairie « Les Neuf Muses »
41, Quai des Grands Augustins - 75006 Paris
Tél : +33 (0)1.43.26.38.71 -
Fax : +33 (0)1.43.26.06.11
E-mail : neufmuses@orange.fr

Détails du lot n°111 :

  • Lot n° : 111
  • Estimation :
    8000 / 10000
  • Résultat :
    Invendu

SOUTINE (Chaïm). Carte autographe signée « Soutine » à Élie Faure. Folkestone, 26 décembre 1928, d’après le cachet de la poste. 1 p. in-12.

Au recto, reproduction d’un tableau de Diego Velázquez, Dame à l’éventail, conservée à la Wallace Collection. 
« Vous étiez, vous êtes encore, hors mes deux fils, le seul homme que j’aime » (Élie Faure à Soutine).

Élie Faure, qui avait déjà remarqué son œuvre, rencontra pour la première fois Soutine au début de 1927. Il le considérait comme un génie « ivre de peinture »,
« le premier – de très loin – des peintres vivants », comme il l’écrivait et lui écrivait. Élie Faure accueillit Soutine chez lui, à Paris, à Bordeaux à la fin de 1927 et durant l’été de 1928, en Dordogne dans sa maison familiale durant l’été de 1929, à la suite de quoi il l’emmena en Espagne pour un voyage d’où Soutine revint enchanté. Élie Faure consacra une monographie au peintre en 1929 – la seconde à paraître après celle de Waldemar-George en 1926. Il lui acheta quelques toiles, dont un Bœuf écorché et une Volaille suspendue, l’aida matériellement en 1930 en lui réglant pour lui plusieurs loyers de son atelier, quelques impôts, diverses charges… L’amitié qui liait les deux hommes était très forte, Élie Faure traitant Soutine comme un fils, mais une brouille les sépara au printemps 1930. D’après Michel Kikoïne, ami de Soutine, et d’après les recherches de Pascal Neveux, en partie fondées sur les présentes lettres, Soutine était tombé amoureux de Marie-Zéline dite Zizou, la fille d’Élie Faure. Il en parla à ce dernier (qui semble avoir gardé le silence auprès de Zizou) mais tarda à se déclarer auprès de la jeune fille elle-même : quand il se décida enfin à le faire, celle-ci s’était entre temps engagée auprès d’un autre – d’où la furie de l’irascible peintre.

►Les documents de la main de Soutine sont très rares.

« Malgré la mauvaise reproduction de ce tableau, j’espère qu’elle évoquera pour vous la haute qualité du portrait. Respectueuse amitié… »

Le premier livre d’art qu’Élie Faure avait publié, en 1904, portait sur Diego Velázquez. Peu sensible à l’avant-garde picturale de son temps, qu’il jugeait trop cérébrale, Chaïm Soutine vouait un culte aux maîtres classiques. Dès son arrivée à Paris en 1913, il fréquenta le Louvre, se passionnant pour Fouquet, Courbet, Corot, Chardin, Rembrandt… De 1923 à 1925, alors qu’il vivait à Cagnes-sur-Mer, il effectua plusieurs séjours à Paris durant lesquels il ne manqua pas de retourner dans ce musée.